En reconnaissant qu’il ne pouvait pas vivre dans un tel climat de peur et de secret. Il choisissait alors la sécurité et la tranquillité, mais renonçait aussi à la fascination et à l’attraction qu’il ressentait pour Do-yoon.
Un silence pesant suivit les révélations de Do-yoon. Sun-jin sentait son cœur battre à tout rompre. Il était confronté à un choix difficile, déchiré entre l’attirance qu’il éprouvait pour Do-yoon et la peur de s’impliquer dans un monde dangereux.
Finalement, il prit une profonde inspiration et regarda Do-yoon droit dans les yeux. « Je… je ne peux pas faire ça. »
Do-yoon baissa la tête, visiblement déçu. « Je comprends. »
« Non, tu ne comprends pas », reprit Sun-jin, sa voix tremblante. « Je ne peux pas vivre avec ce secret. Je ne peux pas faire comme si de rien n’était. »
« Je ne te demandais pas de faire comme si de rien n’était », répondit Do-yoon, un ton de tristesse dans la voix. « Je voulais juste être honnête avec toi. »
« Je sais », dit Sun-jin. « Et je t’en remercie. Mais… c’est trop pour moi. »
Un long silence s’installa entre eux. L’atmosphère était lourde de regrets et d’adieux silencieux.
« Alors… c’est fini ? » demanda Do-yoon, sa voix à peine audible.
Sun-jin acquiesça, les larmes aux yeux. « Oui. C’est fini. »
Do-yoon ne dit rien. Il se contenta de fixer Sun-jin un instant, puis il détourna le regard.
Sun-jin se leva et se dirigea vers la sortie, le cœur lourd. Il sentait le regard de Do-yoon peser sur lui, mais il ne se retourna pas. Il sortit du parc, laissant Do-yoon seul avec ses secrets et ses regrets.
Les jours qui suivirent furent difficiles. Sun-jin se sentait vide, hanté par le souvenir de Do-yoon et par la conscience d’avoir renoncé à quelque chose d’important. Il repensait sans cesse à leurs moments passés ensemble, aux rires, aux conversations, à cette connexion unique qu’ils partageaient.
Mais il savait qu’il avait pris la bonne décision. Il ne pouvait pas vivre dans l’ombre, avec la peur constante d’être découvert, impliqué dans des affaires qui le dépassaient. Il avait choisi la sécurité et la tranquillité, même si cela signifiait renoncer à une part de lui-même.
Un soir, alors qu’il rentrait chez lui après le travail, Sun-jin remarqua une voiture sombre garée non loin de son immeuble. Il reconnut la voiture de Do-yoon. Son cœur se mit à battre plus vite. Il hésita un instant, puis décida de continuer son chemin, sans ralentir le pas.
La voiture le suivit sur quelques mètres, puis s’arrêta. Do-yoon sortit du véhicule et s’approcha de Sun-jin.
« Sun-jin, attends ! »
Sun-jin s’arrêta et se tourna vers Do-yoon.
« Je voulais juste… te dire au revoir », dit Do-yoon, un regard triste dans les yeux.
« Au revoir, Do-yoon», répondit Sun-jin, sa voix à peine audible.
Do-yoon hocha la tête, puis remonta dans sa voiture et s’éloigna. Sun-jin le regarda partir, une larme coulant sur sa joue.
Il ne revit jamais Do-yoon. Les semaines, les mois, les années passèrent, et le souvenir de cet homme s’estompa peu à peu, remplacé par une cicatrice discrète, une blessure refermée mais toujours sensible. Sun-jin avait choisi la sécurité et la tranquillité, et il avait réussi à reconstruire sa vie. Mais au fond de lui, il gardait le souvenir d’une rencontre intense et douloureuse, un rappel constant du prix qu’il avait dû payer pour sa tranquillité. Il avait choisi de ne pas s'impliquer, de couper les ponts, et même si cela lui avait coûté, il avait préservé sa sécurité et sa tranquillité d'esprit. L'histoire s'achève sur ce constat : le choix de la raison, même s'il est douloureux, peut être une forme de protection face à l'inconnu et au danger.
