La curiosité, combinée à un certain sentiment d'ennui et un désir inconscient de voir quelque chose de différent, finit par l'emporter. Il se rapprocha du bureau et, avec une certaine appréhension, jeta un coup d'œil aux documents.
Il s'agissait de contrats, de bilans financiers et de notes stratégiques. Sun-jin ne comprenait pas tout, mais il fut intrigué par les chiffres et les noms qu'il reconnaissait. Soudain, il entendit un bruit derrière lui. Il se retourna brusquement et vit Monsieur Laurent, son patron, debout dans l'encadrement de la porte.
Le cœur de Sun-jin rata un battement. Il se sentit rougir et paniquer. Il venait d'être pris en flagrant délit.
Monsieur Choi le regarda avec un mélange de surprise et de déception. « Sun-jin ? Que faites-vous ici à cette heure ? »
Sun-jin, incapable de mentir, avoua la vérité, la voix tremblante. « Je… j'étais curieux. J'ai vu la porte ouverte et… je n'ai pas pu m'empêcher de regarder. »
Un silence pesant s'installa entre eux. Sun-jin s'attendait au pire, à un licenciement immédiat. Mais Monsieur Choi ne dit rien pendant un long moment. Il semblait réfléchir, son regard passant des documents à Sun-jin.
Finalement, il soupira et s'approcha du bureau. « Ces documents sont confidentiels, Sun-jin. Vous savez que vous n'auriez pas dû faire ça. » Son ton était plus las que réprobateur.
Sun-jin baissa la tête, honteux. « Je le sais, Monsieur Choi. Je suis vraiment désolé. »
Au lieu de le réprimander davantage, Monsieur Ch oiposa une main sur son épaule. Ce contact inattendu fit frissonner Sun-jin. « Qu'est-ce qui vous intéresse dans ces documents ? » demanda-t-il d'une voix plus douce.
Sun-jin, surpris par ce geste et par le changement de ton, releva la tête. Il hésita un instant, puis commença à expliquer ce qu'il avait cru comprendre des informations qu'il avait vues. Il parlait avec une certaine passion, malgré sa gêne, et Monsieur Laurent l'écoutait attentivement.
Au fur et à mesure que Sun-jin parlait, la tension dans la pièce se transforma en une atmosphère plus intime. Leurs regards se croisèrent à plusieurs reprises, chargés d'une intensité nouvelle. Monsieur Choi retira sa main de l'épaule de Sun-jin pour la poser sur son bras, puis la fit glisser jusqu'à sa main. Leurs doigts s'entrelacèrent.
Un silence emplit la pièce, un silence lourd de sens. L'attirance entre eux était palpable, électrique. Monsieur Choi se rapprocha de Sun-jin, son visage tout près du sien. Leurs respirations se mêlaient.
Sans un mot, Monsieur Choi l'embrassa. Ce fut un baiser doux et hésitant au début, puis plus passionné, plus profond. Sun-jin répondit à son baiser avec une ardeur surprenante, oubliant un instant le contexte et la transgression. L'attraction était trop forte pour être ignorée.
Leurs baisers se firent plus pressants, leurs corps se rapprochèrent instinctivement. La tension, palpable depuis leur première conversation, atteignit son paroxysme. Monsieur Choi, d'un geste doux mais déterminé, rapprocha encore Sun-jin, leurs corps se frôlant, leurs souffles se mélangeant. L'air vibrait d'une électricité palpable.
Leurs mains s'explorèrent, se découvrant avec une avidité contenue jusqu'alors. Les doigts de Monsieur Choi remontèrent le long du bras de Sun-jin, frôlant sa peau, provoquant des frissons sur son passage. Sun-jin, de son côté, posa timidement sa main sur la nuque de son patron, caressant les cheveux courts.
Leurs baisers devinrent plus profonds, plus intimes, leurs langues se cherchant et se trouvant dans une danse sensuelle. Le bureau, plongé dans le silence de la nuit, devint le théâtre de leurs désirs naissants.
Monsieur Choi brisa le baiser un instant, son regard plongé dans celui de Sun-jin. Une question silencieuse flottait entre eux. Sun-jin répondit par un léger hochement de tête, son cœur battant à tout rompre.
Guidé par un désir mutuel et irrésistible, ils s'abandonnèrent à l'instant présent. Leurs vêtements tombèrent peu à peu, dévoilant des corps tendus par l'excitation. Les lumières de la ville, filtrant à travers les baies vitrées, offraient un éclairage tamisé à leur étreinte.
Leurs corps se rejoignirent dans un mouvement lent et sensuel. Les sensations étaient nouvelles et intenses pour Sun-jin, une découverte troublante et enivrante. Monsieur Choi, plus expérimenté, guida leurs mouvements avec une douceur et une attention qui mettaient Sun-jin en confiance.
Leurs souffles se mêlaient aux murmures et aux gémissements étouffés, leurs corps s'unissant dans une danse passionnée. L'intensité de leur étreinte reflétait la force de l'attirance qui les avait saisis.
Après l'orage de la passion, ils restèrent enlacés, leurs corps encore frémissants, leurs respirations se calmant peu à peu. Un silence confortable s'installa entre eux, un silence rempli de la satisfaction et de la découverte de l'autre.
Cette nuit-là, dans le secret du bureau de Monsieur Choi, une connexion profonde s'était établie entre eux. Bien plus qu'une simple aventure d'un soir, c'était le début d'une relation complexe et passionnée, teintée d'interdit et de désir, qui allait les marquer à jamais.
