Après un moment d'hésitation, Sun-jin opta pour la seconde option. Il avait besoin de cet argent supplémentaire, et l'idée de gagner un peu plus en travaillant davantage lui semblait être la solution la plus honnête et la plus raisonnable. Il rangea ses affaires et se dirigea vers le bureau de Madame Dubois pour lui proposer ses services. Elle accepta avec un sourire reconnaissant, soulagée d'avoir de l'aide pour les tâches en retard.
Ce soir-là, Sun-jin resta donc après l'heure de fermeture. Il s'occupa du nettoyage des bureaux, vidant les poubelles, passant l'aspirateur et rangeant les dossiers qui traînaient. Le silence régnait dans les locaux, seulement interrompu par le bruit de ses pas et le bourdonnement discret des appareils de nettoyage. L'ambiance était étrangement paisible, presque intime, dans ces bureaux vides et plongés dans une lumière tamisée.
Vers 22 heures, alors qu'il terminait de nettoyer le dernier bureau, celui de Monsieur Choi, il entendit la porte principale s'ouvrir puis se refermer. Quelques instants plus tard, il entendit des pas se rapprocher. Son cœur se mit à battre plus vite. Il se redressa, une serpillère à la main, et vit Monsieur Choi apparaître dans l'encadrement de la porte.
« Sun-jin ? Que faites-vous encore ici ? » demanda Monsieur Choi, une pointe de surprise dans la voix. Il portait un costume sombre qui soulignait sa silhouette élégante, même à cette heure tardive.
« Madame Dubois m'a demandé de rester pour quelques tâches », répondit Sun-jin, un peu nerveux sous le regard intense de son patron. Il sentait une vague de chaleur lui monter aux joues.
« Je vois », dit Monsieur Choi en s'approchant. Son regard parcourut la pièce, puis se fixa sur Sun-jin. « Vous êtes bien courageux. Et consciencieux. J'apprécie beaucoup votre dévouement. »
Sun-jin sentit son cœur battre encore plus fort. Le compliment, prononcé d'une voix douce et grave, le troubla profondément. « Merci, Monsieur Choi. C'est gentil de votre part », murmura-t-il, baissant les yeux.
Monsieur Choi s'approcha encore, réduisant la distance qui les séparait. L'atmosphère devint soudainement plus intime, presque électrique. Sun-jin pouvait sentir le parfum discret de son patron, un mélange boisé et masculin qui l'enivrait.
« Travailler tard, ça rapproche, n'est-ce pas ? » dit Monsieur Choi, un léger sourire aux lèvres. Son regard se posa sur les lèvres de Sun-jin, y restant un instant.
Sun-jin releva les yeux, son souffle coupé. Il sentait une attirance irrésistible pour son patron, une attirance qu'il n'avait jamais osé avouer, même à lui-même.
Sans dire un mot de plus, Monsieur Choi posa délicatement une main sur la joue de Sun-jin, caressant sa peau douce. Puis, il se pencha et l'embrassa.
Ce fut un baiser doux et hésitant au début, comme une reconnaissance mutuelle, puis il devint plus passionné, plus profond, leurs lèvres se cherchant et se trouvant dans une étreinte silencieuse. Sun-jin répondit à son baiser avec une ardeur contenue, se laissant emporter par le moment.
Leurs baisers se firent plus pressants, leurs corps se rapprochèrent instinctivement. L'attirance entre eux était palpable, et l'atmosphère chargée de désir. Monsieur Choi guida doucement Sun-jin vers son bureau, où ils continuèrent leur étreinte passionnée, dans le secret de la nuit.
Leurs vêtements tombèrent peu à peu, sous le clair de lune filtrant à travers les grandes fenêtres. Le silence fut brisé par leurs respirations haletantes et leurs murmures étouffés.
Après l'étreinte, ils restèrent enlacés, leurs corps encore frémissants. Un silence confortable s'installa entre eux, un silence empli de la satisfaction et d'une connexion inattendue.
Cette nuit-là, Sun-jin avait non seulement gagné un peu d'argent supplémentaire, mais il avait aussi découvert une facette cachée de son patron et une part de lui-même qu'il ne connaissait pas. Une relation intense et secrète venait de commencer, tissée de désir et d'interdit.
Le lendemain matin, Sun-jin se réveilla avec un sentiment étrange, un mélange d'excitation et d'appréhension. Il repensa à la nuit précédente, à l'intimité partagée avec Monsieur Choi dans le secret du bureau. C'était surréaliste, presque irréel.
Au bureau, l'atmosphère était tendue. Sun-jin évitait le regard de Monsieur Choi, partagé entre le désir de revivre ces moments et la peur d'être jugé. De son côté, Monsieur Choi semblait agir comme si rien ne s'était passé, se montrant professionnel et distant en public.
Pourtant, des regards furtifs et des sourires discrets trahissaient leur secret. Des rendez-vous discrets furent arrangés, des moments volés dans le bureau après les heures de travail, des échanges de messages codés. Leur relation se développait dans la clandestinité, ajoutant une dimension excitante et dangereuse à leur liaison.
Un soir, alors qu'ils étaient seuls dans le bureau, Monsieur Choi se confia à Sun-jin. Il lui parla de sa solitude, de la pression de son poste et du poids des responsabilités. Sun-jin l'écouta avec attention, touché par sa vulnérabilité. Il réalisa que derrière l'homme puissant et distant se cachait un être sensible et en manque d'affection.
Leur relation s'intensifia au fil des semaines. Les moments intimes se multiplièrent, mais leur relation ne se limitait pas à cela. Ils partageaient des conversations profondes, des rires et des confidences. Une véritable connexion émotionnelle se créait entre eux, au-delà de l'attirance physique.
Cependant, la peur d'être découverts planait constamment. Ils savaient que leur relation était risquée, qu'elle pouvait avoir des conséquences désastreuses sur leur carrière et leur vie personnelle. Ils vivaient dans le secret, conscients du danger, mais incapables de résister à l'attraction qui les liait.
Un jour, alors que Sun-jin rangeait des dossiers dans le bureau de Monsieur Choi, il tomba sur une photo encadrée. C'était une photo de Monsieur Choi avec une femme et deux enfants. Sun-jin fut saisi d'un choc. Il n'avait jamais imaginé que son patron puisse être marié et père de famille.
Cette découverte jeta un froid sur leur relation. Sun-jin se sentit trahi et manipulé. Il réalisa que leur histoire était bien plus compliquée qu'il ne l'avait imaginé.
Il confronta Monsieur Choi, qui lui avoua son mariage et ses enfants. Il expliqua qu'il vivait une période difficile avec sa femme et qu'il avait trouvé du réconfort auprès de Sun-jin. Il lui assura que ses sentiments étaient sincères, mais qu'il ne pouvait pas quitter sa famille.
Sun-jin se sentit déchiré. Il était amoureux de Monsieur Choi, mais il ne voulait pas être l'homme de l'ombre, celui que l'on cache. Il se retrouva face à un dilemme :
L'histoire de Sun-jin et Monsieur Choi était loin d'être simple. Elle était faite de passion, de secret, de désir et de conséquences. L'avenir de leur relation était incertain, mais une chose était sûre : elle les avait marqués à jamais.