Il frappa doucement contre la nouvelle porte, le cœur battant d'une mixture d'excitation et d'appréhension. La lumière tamisée du couloir ne laissait transparaître aucune vie derrière ce panneau sombre. Il se tenait là, le souffle court, encore en proie aux souvenirs de la soirée – le goût sucré des cocktails, les éclats de rire, les lumières scintillantes. Mais à cet instant, la solitude du couloir lui semblait écrasante.

« Allez, juste un dernier essai, » murmura-t-il pour lui-même, comme pour se donner du courage. Il se redressa, secouant la tête pour chasser la brume qui engourdissait son esprit. Cette fois, il allait se concentrer. Il s'approcha du clavier situé à côté de la porte, son regard rivé sur les chiffres. L’angoisse montait en lui, mais il savait qu'il devait essayer.

Il inspira profondément et commença à entrer le code, les chiffres se formant lentement dans son esprit embrouillé. Un, quatre, trois, il les tapait un à un, s'efforçant de se rappeler chaque mouvement de ses doigts. Il sentit un léger tremblement dans ses mains, mais il s'efforça de rester calme. Il était si proche de rentrer chez lui.

Arrivé au dernier chiffre, il se stoppa un instant, une petite voix dans sa tête lui chuchotant qu’il pouvait encore se tromper. Mais il balaya cette pensée d'un geste. Non, il ne pouvait pas abandonner maintenant. Avec une détermination renouvelée, il frappa le dernier chiffre avec un peu trop de force, presque comme s'il voulait faire taire toutes ses incertitudes.

Et là, un silence pesant s'installa. Il retint son souffle, espérant entendre le son doux du déverrouillage. Mais au lieu de cela, un bip strident résonna à nouveau, résonnant comme un écho de son échec. Son cœur s'enfonça dans sa poitrine et une vague de frustration l'envahit.

« Qu'est-ce qui se passe encore ? » s'écria-t-il, sa voix brisée par l'exaspération. Il se recula, se passant une main sur le visage, réalisant à quel point la situation était ridicule. Il était là, devant une porte qui ne s'ouvrirait pas, prisonnier de son propre état.

Il jeta un dernier coup d'œil au couloir, se demandant s'il s'était vraiment trompé de porte. Peut-être était-il en train de s'enliser dans une spirale de confusion.

Alors que Sun-jin se tenait là, essayant désespérément a rentre chez lui, il entendit soudain le bruits de la porte. Elle s'ouvrit lentement, révélant Lim Min-woo, encore à moitié endormi, ses cheveux ébouriffés et ses yeux plissés contre la lumière tamisée du couloir.  min-woo arrive « Qu'est-ce qui se passe, Sun-jin ? » demanda-t-il avec une voix rauque, l'air confus. « Tu as besoin d'aide ? »

Sun-jin, pris par surprise, balbutia quelques mots. « Je... je crois que je me suis trompé de porte. Je voulais juste... rentrer chez moi. »

Min-woo plissa les yeux, examinant le visage de son voisin. « Tu as essayé d’entrer ici ? » Il jeta un coup d'œil à la porte, comme s'il pouvait y lire les pensées de Sun-jin. « Tu sembles vraiment stressé. »

Le cœur de Sun-jin battait encore plus vite. La honte et le soulagement se mêlaient dans son esprit. « Je... je ne sais pas ce qui m'arrive. La soirée a été... mouvementée. Et maintenant, je ne me souviens plus du code. Min-woo recupert sun-jin Min-woo, inquiet, se pencha rapidement vers Sun-jin, qui était maintenant à genoux sur le sol. « Hé, reste avec moi, d'accord ? » Il se pencha pour lui poser une main sur l'épaule. « Qu'est-ce qui t'est arrivé ? »

Sun-jin leva les yeux, luttant pour retrouver un semblant de clarté. « Je… je crois que j'ai trop bu ce soir. Je n'étais pas dans mon état normal. » Sa voix était à peine un murmure, trahissant sa vulnérabilité.

« Viens, entre, » proposa Min-woo, le tirant doucement à l'intérieur de son appartement. « Tu as besoin de te reposer. » Il guida Sun-jin jusqu'au canapé, l'aidant à s'y asseoir. salon de min-woo Le salon était faiblement éclairé, des ombres dansantes se mêlant aux meubles familiers. Sun-jin prit une profonde inspiration, essayant de calmer son esprit chaotique. Min-woo s'éloigna un instant pour chercher un verre d'eau. Lorsqu'il revint, il tendit le verre à Sun-jin.

« Bois ça, ça devrait t'aider à te sentir mieux, » dit-il, s'asseyant à ses côtés. Sun-jin accepta le verre avec gratitude, ses mains tremblant légèrement alors qu'il portait le liquide à ses lèvres.

Après quelques gorgées, il reposa le verre sur la table basse. « Merci, Min-woo. Je suis vraiment désolé de te déranger comme ça. »

Min-woo haussait les épaules, un léger sourire sur le visage. « Pas de souci. On a tous nos moments difficiles. Je préfère que tu sois ici plutôt que dehors dans cet état. »

Sun-jin se sentit un peu plus à l'aise, la chaleur de l'amitié aidant à apaiser son esprit troublé. « Tu es vraiment un bon voisin, » murmura-t-il, conscient de la chance qu'il avait de pouvoir compter sur quelqu'un comme Min-woo.

« C’est normal. Et puis, je suis sûr que tu ferais la même chose pour moi, » répondit Min-woo en regardant Sun-jin avec une sincérité qui réchauffa le cœur de ce dernier.

Le lendemain matin, Sun-jin se réveilla avec un léger mal de tête, mais la chaleur du souvenir de la veille le réconfortait. Il se leva lentement, prenant soin de ne pas faire de bruit pour ne pas déranger Min-woo, qui semblait encore dormir sur le canapé, une couverture jetée sur lui. Un sourire se dessina sur le visage de Sun-jin en réalisant à quel point son voisin avait été attentionné.

Il se dirigea vers la cuisine pour se préparer un café, repensant à leur conversation de la veille. La gentillesse de Min-woo l’avait profondément touché. Sun-jin se rendit compte qu’il avait toujours considéré Min-woo comme un simple voisin, mais maintenant, il se sentait attiré par lui d’une manière qu’il n’avait jamais envisagée auparavant.

Alors qu’il attendait que le café coule, deux options se présentaient à lui. La première, plus prudente, serait de garder cette nouvelle dynamique pour lui, de remercier Min-woo pour son aide, puis de rentrer chez lui. Il pourrait continuer à le considérer comme un ami sans risquer de compliquer leur relation.

La deuxième option, plus audacieuse, serait d’explorer cette connexion qui semblait se développer entre eux. Après tout, Min-woo avait été bien plus qu’un voisin, il avait été un soutien et avait montré qu’il se souciait de lui. Peut-être que cela valait la peine de voir où cela pourrait les mener.

Les pensées de Sun-jin furent interrompues par le bruit du canapé. Min-woo se leva, les cheveux en désordre, et lui adressa un sourire fatigué mais sincère. « Bonjour, dormeur. Comment tu te sens ? »

Sun-jin hésita un instant avant de répondre. « Mieux, merci. Je suis désolé pour hier soir. Je ne voulais pas être un fardeau. »

Min-woo secoua la tête avec un sourire. « Tu n’es pas un fardeau. Je suis content que tu sois venu. Ça m’a permis de passer un moment avec toi. »